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Le 23 février 2007, IL Y AURA 5 ANS QU'INGRID BETTANCOURT est otage des FARC, en colombie...


Les bénéfices annoncés par Total ces deux dernières années (>12 milliards d'euros) font beaucoup causer, et ... ravissent les actionnaires.
Le cynisme de Total se révèle à tous les niveaux : déclaration minimale de profit en France (ça permet d'échapper aux taxes), responsabilité discutée voire niée dans la catastrophe de l'Érika, flou sur la nature exacte de la cargaison...
Autant de signes évidents de citoyenneté et de considération pour ceux qui, eux, ont parfois tout perdu lors de la marée noire !
Qui nous fera croire que la protection de la "valeur Total" sur le marché (risques d'OPA) ne permettait pas à Total d'indemniser les victimes (230 millions d'euros) et les régions (dommages écologiques-400 millions d'euros) ? Que Total attende la décision de Justice pour savoir si la société pourra être remboursée de ses propres frais de pompage (!) ... peut s'entendre, que Total, commanditaire du transport et responsable du traitement des matières transportées n'esquisse pas le moindre geste pour les victimes d'un marché dont elle est la première à profiter frise le mépris !
Car sans être un roi des maths, il est clair qu'une part de 2 à3 % sur les dividendes de ces chers actionnaires et sur les sommes investies pour "maintenir l'action" (3 milliards d'euros par an) aurait largement suffi, depuis le naufrage, à indemniser les victimes !
Et dire que Total cherche à se donner une "bonne conduite" au sein des comités 21 (si, si, entreprise "durable", responsable, invitée à présenter ses actions "exemplaires" en faveur du "développement durable"... eh oui, on est en France !

Comme l'a rappelé Cécile Duflot, sur Direct8 dimanche dernier, la mobilisation générale est à la recherche de signatures !

autant de temps passé à courir de rendez vous en rendez vous, autant de temps en moins pour proposer nos idées, nos solutions, "autant de temps perdu pour faire campagne" !

Des élus très sensibles à nos propositions, mais aussi à notre action, nous en connaissons tous, certains s'étant même avancés à souhaiter la candidature verte ( ... F Hollande s'y étant lui aussi déclaré publiquement favorable en fin d'année 2006).
Mais aujourd'hui, lorsqu'on rencontre ces maires, ils sont gênés, évasifs, ne sachant souvent pas trop quel argument utiliser pour expliquer leur refus (cf le blog de Pascale Loget)...Certains n'hésitent pas à évoquer une certaine pression, ce qui bien sûr ne manquera pas d'être nié par les amis de Ségolène !
Seulement quand nos militants sont confrontés à ces "attitudes" en Poitou Charentes, en Vendée, en Bretagne, en Midi Pyrénées, en Normandie, et dans tant d'autres coins de France, on ne peut que constater que le mot d'ordre est national !
Ainsi donc la simple signature du contrat Hulot, et les quelques promesses électorales suffiraient à l'information des Français sur l'urgence écologique, et les choix que nous serons contraints de faire ? Encore une vieille habitude de nos campagnes électorales, véritables foires à promesses, surtout ne pas aborder les sujets difficiles, les vérités qui dérangent... Ainsi la ou le futur(e) président(e), devra se coltiner, hausse des tarifs du gaz (prix bloqué jusqu'à ?) et des produits pétroliers, amendes européennes pour non respect des directives environnementales (eau, ogm), le rattrapage du retard accumulé par notre pays en énergies renouvelables, en réduction du traffic routier, et évidemment l'impact économique et social de ces mesures !
Tout est donc fait pour que nos alternatives ne soient pas entendues, discutées, on dérange avec nos questions qui obligent à repenser certains "engagements" !
Notre conception du débat démocratique n'est pas la même que celle de nos collègues des partis traditionnels de la gauche !
Comment ceux qui nous baîllonnent aujourd'hui pourraient-ils nous demander notre voix demain ? On se moque de qui ? Faut il que nous remercions au second tour ceux qui ont fait en sorte qu'on ne puisse exister au premier ?
La gauche a tout à y perdre, et nos militants épuisés par des courses vaines et privés de débat pourraient  bien porter une oreille de plus en plus attentive au slogan :
"Pas de candidat au premier tour, pas de vote au second !"
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